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Les habitations traditionnelles des nomades ont une apparence très simple, qualifiée parfois de rudimentaire. Les occidentaux, habitués aux constructions colossales qui jalonnent l’histoire de leur architecture ont longtemps méprisé ce type d’habitat. Mais aujourd’hui, on le redécouvre. Et comme pour tout ce qui constitue la vie des sociétés primitives ou rudimentaires, on s’aperçoit que leurs constructions n’ont rien de rudimentaire, mais qu’au contraire, elles sont l’aboutissement d’une extrême sophistication.
D’un point de vue technique d’abord, car, avec une remarquable économie de moyens, elles ont réussi un tour de force en permettant à des peuples de vivre sous les climats les plus rudes de la planète, là où la technologie moderne ne parvient qu’à s’implanter qu’avec peine. Il est à noter que les caractéristiques des constructions nomades sont précisément celles que recherche l’architecture contemporaine : légèreté, souplesse, mobilité; et que les techniques constructives sont celles-là même que réinventent les ingénieurs; dômes, structures tendues, tentes-roulottes.
Les habitations nomades jouent un rôle extrêmement important dans la vie spirituelle et sociale des peuples qui les utilisent. Elles répondent non seulement aux impératifs du milieu, mais aussi à des exigences symboliques et sociales. Les qualités de constructeur de ces peuples ont été poussées très loin, face aux contraintes climatiques les plus difficiles.
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